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Les 350 victoires de Yanick Jean, entrevue avec le coach…

À la suite de sa 350e victoire comme Entraîneur-chef dans la LHJMQ, voici une entrevue avec Yanick Jean.

 

Q : Yanick qu’est-ce que ça te fait 350e victoire, ça représente quoi pour toi?

R : Pour moi c’est un chiffre comme les autres, je suis très heureux de mes 350 victoires, mais ça reste un chiffre et à chaque fois que tu atteins une marque, ça n’a pas vraiment d’importance, probablement que quand la carrière d’entraîneur se terminera peut-être que tu en seras fière. Pour moi c’est aussi important la 349e ou la 351e victoire.

 

Q : Quand tu étais joueur, est-ce que tu sentais qu’un jour tu deviendrais entraîneur?

R : À mon 2e camp professionnel, j’avais eu un très bon camp et je sentais qu’il allait m’en manquer pareil pour percer dans la LNH, c’est à ce moment que je me suis dit que c’était sûr que j’allais devenir entraîneur. J’étais un joueur qui aimait étudier la game, les tendances, regarder le hockey à la télé et analyser. Quand je jouais dans le professionnel mineur j’essayais d’aller voir d’autre calibre de jeu, j’ai tout le temps vraiment aimé être dans l’environnement du hockey.

 

Q : Est-ce qu’il a eu un entraîneur qui t’a influencé?

R : Quand j’avais 20 ans et je suis revenu ici avec les Saguenéens à la mi-octobre, j’avais dit ça qu’un jour je voulais devenir entraîneur et Christian Larue m’avait dit qu’il me verrait dans ce rôle. Ça m’avait marqué, ça m’avait resté.

 

Q : À partir de ce moment-là, est-ce que tu as changé ta façon de voir le travail des entraîneurs, as-tu essayé de comprendre la game d’une autre manière?

R : J’ai tout le temps posé des questions sans le dire ouvertement que je voulais coacher plus tard. Je voulais quand même me donner une chance dans le hockey en tant que joueur. Je prenais des notes sur les adversaires, j’ai tout le temps été intéressé d’étudier la game.

 

Q : Quel entraîneur est ton modèle, est-ce qu’il y a un en particulier sur qui tu te guides?

R : Non je dirais plus un ensemble, j’en ai eu de tous les styles. Je pense qu’il faut que tu sois capable de t’adapter, dans le temps que je jouais c’était aux joueurs de s’adapter aux entraîneurs, maintenant c’est aux entraîneurs de s’adapter aux joueurs.

 

Q : Dans ta carrière, est-ce qu’il y a un match en particulier que tu te souviens et pourquoi?

R : oui, en série quand j’étais entraîneur à Victoriaville, nous avions battu Moncton 5e ou 6e au Canada, on les avait éliminés en 5 matchs. Dans le dernier match on était revenu de l’arrière pour l’emporter, on perdait 2-0 après 2 minutes et nous avions gagné 3-2 en prolongation. Comme joueur, c’est définitivement le match qu’on a joué ici au Centre Georges-Vézina et remporté la Coupe du Président. C’est le match que je me souviens le plus en détails dans ma vie.

 

Q : J’imagine que c’est un objectif de gagner une autre coupe, mais cette fois comme entraîneur?

R : C’est sûr on fait tous ce métier-là pour ça.

 

Q : Ton pire match en tant qu’entraîneur?

R : Pas un en particulier, mais je me souviens à mes débuts à l’Île-du-Prince-Édouard, on a eu quelques longues soirées.

 

Q : Que représente tes entraîneurs adjoints?

R : C’est la clef surtout quand tu cumule les 2 fonctions, il faut que tu sois capable de les laisser travailler. Être capable de les laisser prendre des initiatives, de les laisser se tromper, c’est ma façon de procéder avec eux.

 

Q : Est-ce que c’est facile d’être à la fois entraîneur et directeur-général?

R : Il faut que tu sois bien entouré, quand tu occupes les 2 fonctions tu ne peux pas, après un match, être trop émotif c’est pourquoi tu dois être bien entouré.

 

Q : As-tu déjà été déchiré entre ton travail de coach et celui de dg?

R : Non parce que c’est un travail d’équipe.

 

Q : Est-ce toi qui prends toujours les décisions finales?

R : Oui, on prend les opinions de tout le monde, mais ce n’est jamais arrivé que je sois allé à l’encontre de 4 personnes qui m’avaient dit de faire tel ou tels gestes, c’est un travail d’équipe.

 

Q : Ta famille ça représente quoi dans tout ça?

R : L’équilibre, c’est difficile pour eux, ce sont de longues saisons. C’est la base quand tu veux avoir l’équilibre, pour ne pas avoir le nez collé tout le temps dans la vitre. Passé du temps avec les enfants ça te permet de te changer les idées. Je pense que je suis un meilleur entraîneur depuis que j’ai des enfants.

 

Merci Yanick Jean

 

Quelques notes sur la carrière d’entraîneur de Yanick Jean :

350 victoires avec le Rocket, les Tigres et les Saguenéens. Il est maintenant le 11e entraîneur de l’histoire de la LHJMQ au chapitre des victoires. Le prochain plateau à atteindre est 360 victoires par détenu Ron Racette.

 

yanick jean revue

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